Mairie de la Meignanne

Historique et histoire de la commune

Le pays des Meignans

Il y a 10 000 ans, à  l’époque de la pierre polie, la vallée du Brionneau était déjà habitée, comme en témoigne le dolmen situé sur la rive droite du ruisseau à Fessine.

A l’époque gallo-romaine, le reste du pays n’a pas dû évoluer beaucoup. Il demeure tout entier couvert de bois, au milieu desquels on trouve des exploitations de fer qui tirent partie de situation géologique de la région.
Les terrains du Silurien et du Grès armoricain qui forment une bande d’environ trois kilomètres au nord de la commune, sont très riches en filons renfermant des oxydes de fer.

LA MEIGNANNE tire son nom de ces anciennes mines de fer et de la vocation métallurgique attribuée aux premiers habitants.
En fait, la racine ancienne « maignan » ou « meignan » évoque bien le travail du fer, le métier de
chaudronnier.

Telles furent sans doute les activités que rencontra Saint Venant lorsqu’il arriva au pays des « Meignans ». La légende veut qu’il soit l’évangélisateur des populations païennes trouvées sur les bords du Brionneau

Aujourd’hui, Saint Venant demeure le patron de la paroisse. Dans le parc du château Saint Venant, on trouve encore sous les arbres séculaires, la fontaine et la statue du saint.

Jusqu’à la Révolution, le bourg de la Meignanne présente cet aspect typique des siècles passés que n’offrent plus que quelques rares villages : église et cimetière en occupent le centre.

Le cimetière entourait cette église. C’est en 1813 qu’il fut transféré de la place de l’église à son emplacement actuel.

Au moment où l’administration née de la Révolution se met progressivement en place, entre Brumaire an IV (novembre 1795) et Messidor an VII (juin 1799), la Meignanne est choisie comme chef-lieu de canton. Vu d’Angers, le choix des législateurs s’explique par la position centrale  de la Meignanne, ainsi que par sa population (150 feux, soit 675 habitants environ, en 1789) relativement importante pour l’époque.

Hélas, sur place il fallut déchanter. Les chemins qui mènent au chef-lieu sont absolument impraticables et il n’y a aucune maison propice pour loger une administration.

Celle-ci devra se contenter du presbytère. Construit en 1738 et vendu, il est alors réquisitionné. La commune le rachètera le 1er novembre 1826. Pour l’heure, le percepteur y loge et les administrateurs du canton y tiennent leurs séances.

Quelques mois plus tard, le 21 messidor an VII (9 juillet 1799), le chef-lieu du canton est transféré à Montreuil-Belfroy, avant de revenir à Angers. La vocation administrative de la Meignanne avait été de courte durée.

Dès 1832, la commune crée une école de charité, qu’elle établit dans une grange du presbytère. En 1839, le conseil nomme comme instituteur Monsieur Lenepveu et des cours sont donnés aux adultes.

Le 24 novembre 1867, un projet de reconstruction d’une nouvelle mairie et d’une « maison d’école de garçons » est établi. La première pierre est posée le 30 avril 1868. Les ressources de la commune, à la veille de la Révolution, sont exclusivement agricoles et ce n’est que vers la seconde moitié du XIX siècle que les fours à chaux sont leur apparition pour exister jusqu’en 1914. Il n’en reste plus aujourd’hui que la « butte » et la carrière au Nord du centre-bourg.


Extrait d'un historique réalisé par Bernard Beaupère.